Agenda 2030 – Objectif 15 : Préservation de la biodiversité

La nature nous donne de l’oxygène, régule les régimes climatiques et pollinise nos cultures pour produire de la nourriture. Elle est en état de stress. L’activité humaine a altéré plus de 75 % du sol et réduit de plus en plus la nature à sa plus simple expression.

1 million d’espèces menacées

Le rapport d’évaluation mondiale sur la nature de la vie montre qu’un million d’espèces animales et végétales sont en danger. Le rapport appelle à des changements radicaux pour restaurer et protéger la nature. La santé des organismes dont nous et toutes les autres espèces dépendons devient plus dangereuse, ce qui pourrait affecter nos économies, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie.

La vie et les moyens de subsistance de millions de personnes ont été ruinés par la dégradation de la désertification causée par l’homme. La lutte contre le changement climatique peut être gagnée par les forêts, qui en sont un élément clé. Investir dans la restauration des terres est essentiel pour améliorer les moyens de subsistance, réduire les vulnérabilités et diminuer les risques.

La santé de notre planète est un facteur important dans l’émergence et la propagation des zoonoses. Les animaux et les humains sont porteurs de certaines maladies. Les humains entrant de plus en plus en contact avec la faune sauvage, alors que nous continuons à empiéter sur des environnements fragiles, permettront l’émergence et l’amplification des maladies chez les animaux.

Deux milliards d’hectares de terres sur Terre sont dégradés, ce qui affecte quelque 3,2 milliards de personnes, entraîne l’extinction d’espèces et intensifie le changement climatique.

Chiffres clés

  • L’homme a modifié une grande partie de la surface de la Terre, réduisant la faune et la flore dans un espace de plus en plus restreint. Il y a les forêts.
  • Environ 1,6 milliard de personnes dépendent des forêts pour leur subsistance, dont 70 millions d’autochtones.
  • Les forêts abritent plus de 80 % de toutes les espèces terrestres d’animaux, de plantes et d’insectes.
  • Au cours des cinq dernières années, 3,3 millions d’hectares de zones forestières ont été perdus.
  • Les femmes pauvres des zones rurales dépendent du même bassin de ressources pour leur survie.
  • 70 millions de personnes dépendent des forêts pour leur subsistance.
  • Quatre-vingt pour cent de l’univers est composé de forêts.
  • Entre 235 et 547 milliards de dollars de la production annuelle des cultures mondiales sont menacés par la disparition des pollinisateurs, la dégradation des sols ayant réduit la productivité de 22 % de la superficie mondiale des jumelages.

La désertification.

  • La perte de terres arables est de 30 à 35 fois supérieure au taux historique, en raison de la désertification et des graves changements climatiques. En un an, 20 millions de tonnes de céréales auraient pu être cultivées. Les pauvres sont directement touchés par la dégradation des terres.
  • Les actions humaines ont réduit de 30 % l’intégrité globale des zones humides.

Biodiversité

  • Le commerce illégal d’espèces sauvages est un problème majeur, avec plus de 7 000 espèces d’animaux et de plantes signalées dans 120 pays. La majorité des 8 300 races animales sont éteintes et certaines sont menacées d’extinction. Seule une infime partie des 80 000 espèces d’arbres a été étudiée pour être utilisée.
  • Les poissons fournissent 20 % de l’alimentation animale. Environ 30 % des pêches de capture marines et 50 % de la production aquacole sont assurés par quelques espèces spécifiques. La majeure partie de l’alimentation humaine est fournie par les plantes. Le riz, le maïs et le blé fournissent la majorité de l’énergie.
  • Dans les pays en développement, de nombreuses personnes vivent dans des zones rurales où les médecines traditionnelles à base de plantes sont les plus populaires. Les micro-organismes et les invertébrés sont essentiels au service d’une écologie.
  • Si les zones protégées ont été étendues pour couvrir 15 % de l’environnement terrestre et 7 % de l’environnement aquatique avec une diversité bien plus grande, elles ne sont toujours pas entièrement représentatives ni gérées de manière équitable.

Les Cibles de l’objectif 15 de l’agenda 2030

  1. D’ici à 2020, veiller à ce que l’utilisation durable, des ressources en eau douce et des forêts, soit assurée conformément aux accords internationaux.
  2. D’ici à 2020, promouvoir la mise en œuvre d‘une gestion durable des forêts dans le monde.
  3. D’ici à 2030, viser un monde neutre en termes de dégradation des sols.
  4. Afin de renforcer leur capacité à fournir des avantages essentiels au développement durable, assurer la préservation des écosystèmes de montagne d’ici à 2030.
  5. Il sera essentiel de prendre des mesures urgentes et significatives pour protéger la nature si l’on veut mettre un terme à la perte de biodiversité.
  6. Promouvoir un partage équitable des avantages tirés des ressources génétiques et favoriser un accès approprié à ces ressources, comme le prévoient les accords internationaux.
  7. Prendre des mesures immédiates pour mettre fin au commerce illégal d’espèces sauvages et s’attaquer à la demande de produits issus d’espèces sauvages illégales.
  8. D’ici 2020, prendre des mesures pour empêcher l’introduction d’espèces envahissantes et réduire leur impact sur les terres.
  9. D’ici 2020, intégrer les valeurs de l’écologie dans la planification nationale et locale.
  10. Mobiliser et utiliser toutes les sources d’argent pour conserver, gérer.
  11. Mobiliser des ressources importantes de toutes les sources et donner quelques incitations aux pays en développement pour faire progresser la gestion durable des forêts.
  12. Renforcer le soutien mondial aux efforts de lutte contre la corne de rhinocéros et autres espèces protégées, en augmentant les capacités des communautés locales.

Objectif 16 : Paix et Justice